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FluroBreaker
Quand la biologie de synthèse défie les polluants éternels

Notre projet
Imaginez un monde où l'eau, l'air et les sols sont débarrassés des PFAS, ces "polluants éternels" qui détruisent notre santé. C'est le défi à la Erin Brockovich que nous voulons relever ! L’iGEM Lyon 2025 réunit une équipe de 19 étudiants de l’INSA, de l’ENS et de l’Université Lyon 1, participant à iGEM, le plus grand concours international de biologie de synthèse.
Notre mission : détecter et dégrader les PFAS grâce à la biologie de synthèse. Ces polluants ultrarésistants s'accumulent particulièrement à Lyon, où les concentrations atteignent des niveaux préoccupants.
Notre approche
La première phase a consisté en une étude de la littérature à ce sujet, pour identifier des bactéries et enzymes capables de dégrader les PFAS, tout en approfondissant la compréhension des réactions enzymatiques impliquées.
Actuellement, notre équipe se concentre sur l'optimisation des enzymes naturellement capable de dégrader le fluor, en utilisant des outils de docking moléculaire et de protein design. L'objectif est d'identifier les mutations les plus prometteuses pour améliorer l’activité de ces enzymes. Cette approche par informatique permet de limiter le nombre d'expériences en laboratoire en ciblant une vingtaine de mutations, plutôt qu'une centaine.
Dans une seconde phase, les enzymes mutées seront testées en laboratoire sur des molécules fluorées simples. L’expérimentation débutera sur un modèle mono fluoré afin de valider leur bon fonctionnement avant d’être progressivement étendue à des composés fluorés plus complexes.
Plus tard, les enzymes les plus performantes seront exprimées par des bactéries pour constituer un « cocktail anti-PFAS ». L’objectif est que leur action combinée permette une dégradation efficace des PFAS, en éliminant progressivement tous les atomes de fluor.

En parallèle de la dégradation, une bactérie capable de détecter la présence des PFAS et d’émettre un signal lumineux en réponse sera développée (on parle de biosenseur bactérien).
Dans un second temps, une analyse transcriptomique par RNA-seq sera réalisée afin d’identifier les gènes dont l’expression est augmentée en présence de PFAS. Cette stratégie permettra de sélectionner
les biomarqueurs les plus pertinents pour concevoir un biosenseur bactérien sensible et spécifique. Enfin, ces gènes seront introduits dans le code génétique (ADN) d’une bactérie, qui sera capable d’émettre une fluorescence proportionnelle à la concentration en polluant (PFAS).
Sensibilisation & engagement
Nous ne nous contentons pas de développer une solution, nous nous engageons aussi à sensibiliser le public aux PFAS et à notre projet. À travers la création de bandes dessinées, d'un jeu vidéo, d’un jeu de société et en participant à des forums et des tables rondes, nous visons à faire connaître les enjeux des PFAS tout en impliquant le public dans la réflexion sur les solutions possibles, et ce quel que soit l’âge du public !
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